Charles de Batz

De son vrai nom Charles de Batz-Castelmore, comte d’Artagnan, est un homme de guerre français né entre 1611 et 1615 au château de Castelmore, près de Lupiac, en Gascogne (dans le département actuel du Gers) et mort au siège de Maastricht le 25 juin 1673, tué par une balle de mousquet reçue en pleine gorge selon certains témoins, sur le front selon d’autres, alors qu’il combattait un jour de relâche. Le lieu de sa sépulture est inconnu. La légende peut commencer.
Cependant, l’historienne Odile Bordaz pense avoir localisé la tombe de d’Artagnan dans l’église St Pierre-et-Paul de Wolder, près de Maastricht. C’est en effet dans ce village que Louis XIV et ses mousquetaires avaient établi leurs quartiers. Et c’est de là que d’Artagnan et ses hommes durent partir à l’assaut des remparts de la ville où il trouva la mort.
On connaît finalement peu de choses du véritable d’Artagnan. Il n’existe de lui qu’un portrait dont l’authenticité n’est pas garantie, et des « mémoires » apocryphes où le vrai se mêle au faux, parus en 1700, soit 27 ans après sa mort. Ils sont le fruit de Gatien de Courtilz de Sandras, qui a découvert la vie du héros gascon pendant un de ses séjours à la Bastille, alors que Besmaux, ex-compagnon de d’Artagnan, en était gouverneur.
Alexandre Dumas découvre à son tour la vie de d’Artagnan à travers ces mémoires. En juin 1843, de passage à Marseille chez son ami Joseph Méry, Dumas fouinant les rayons de sa riche bibliothèque, « emprunte » le livre. Il ne le rendra jamais[3]. Il s’enthousiasme pour le personnage et fait de l’ouvrage son livre de chevet. Il s’en inspire pour la rédaction de sa célèbre trilogie.

Alexandre Dumas

A l’initiative de la Société des Amis d’Alexandre Dumas http://www.dumaspere.com, Dumas a rejoint Voltaire, Rousseau, Hugo, Zola et Malraux au Panthéon.

Alexandre DUMAS !
Avec vous, c’est l’enfance, ses heures de lecture savourées en secret, l’émotion, la passion, l’aventure, le panache qui entrent au Panthéon.
Avec vous, nous avons été d’Artagnan, Monte Cristo ou Balsamo, chevauchant les routes de France, parcourant les champs de bataille, visitant palais et forteresses. Avec vous, nous avons emprunté, un flambeau à la main, couloirs obscurs, passages dérobés, souterrains. Avec vous, nous avons rêvé. Et avec vous, nous rêvons encore…

Jacques CHIRAC
Président de la République

La Première édition illustrée des 3 mousquetaires

Pour la Compagnie des Mousquetaires, c’est l’occasion de vous présenter un ouvrage qu’elle possède depuis quelques années.
Il s’agit d’une première édition illustrée des Trois Mousquetaires, réalisée à Paris par P.Fellens et Dufour en 1846. Format in-8 (24 X 16,5 cm), demi-basane verte, dos orné d’un décor romantique doré. Cette oeuvre comporte 1 portrait gravé en frontispice 32 planches, hors texte, réalisées par BEAUCE, ROUARGUE, FRERE, MARCKL et WATTIER.

Athos

De son vrai nom Armand de Sillègue d’Athos d’Autevielle, est né en 1615 en Béarn et mort le 21 décembre 1643. Il a inspiré à Alexandre Dumas le personnage fictif d’Athos. Athos tient son nom du petit bourg d’Athos-Aspis sur le Gave d’Oloron…

Aramis

Henri d’Aramitz ou Aramis, né vers 1620, est un abbé laïc qui a inspiré le personnage fictif d’Aramis dans le roman d’Alexandre Dumas. Comme Porthos, Aramis appartient à une famille protestante du Béarn…

Porthos

De son vrai nom Isaac de Portau, est né à Pau le 2 février 1617 et mort à une date inconnue. Il a inspiré à Alexandre Dumas le personnage fictif de Porthos. Il vient d’une famille protestante du Béarn, originaire de Gan…

A propos d'Athos

De son vrai nom Armand de Sillègue d’Athos d’Autevielle, est né en 1615 en Béarn et mort le 21 décembre 1643. Il a inspiré à Alexandre Dumas le personnage fictif d’Athos.
Athos tient son nom du petit bourg d’Athos-Aspis sur le Gave d’Oloron, près de Sauveterre-de-Béarn et près d’Autevielle. Fils d’Adrien de Sillègue, seigneur d’Athos et d’Auteville, il ne pouvait espérer, en tant que cadet de famille, recevoir les seigneuries d’Athos et d’Autevielle qui reviendraient à son aîné. Il eut donc le choix d’entrer dans l’armée ou dans les ordres. Il était cousin à la mode de Bretagne de Monsieur de Tréville, dont la protection lui permit d’entrer dans le régiment des Mousquetaires en 1640, à la même époque que Porthos. On sait seulement de lui qu’il était béarnais, et qu’il disparut jeune, sans doute tué au cours d’un duel comme l’indique le registre des décès de l’église Saint-Sulpice à Paris à la date du 21 décembre 1643 « Convoy, service et enterrement du deffunct Armand, Athos dautebielle mousquetaire de la garde du Roi, gentilhomme de Béarn. pris proche la halle du Pré au Clercs ».
Le Pré au Clercs étant un lieu réputé pour être le rendez-vous des duellistes, il est probable que ce soit ainsi qu’il soit mort. Athos, par Jahyer SC.

A propos d'Aramis

Henri d’Aramitz ou Aramis, né vers 1620, est un abbé laïc qui a inspiré le personnage fictif d’Aramis dans le roman d’Alexandre Dumas. Comme Porthos, Aramis appartient à une famille protestante du Béarn. À la différence des autres mousquetaires béarnais, il est d’origine militaire noble. Son grand-père, le capitaine huguenot Pierre d’Aramitz, joue un rôle fort actif dans les guerres de religion qui sévissent dans le Béarn et la Soule à l’époque de Jeanne d’Albret. Marié à Louise de Sauguis, fille d’un abbé laïque de la Soule, il en a trois enfants. Marie, la benjamine, épouse en 1597 Jean du Peyrer, est la mère de Jean-Armand du Peyrer, le célèbre Comte de Tréville, capitaine lieutenant des mousquetaires, né en 1598 à Oloron. Charles, le cadet, sert le premier dans la compagnie des mousquetaires que commande son neveu depuis 1634. Il épouse Marie de Rague, fille du seigneur d’Espalungue, près de Laruns. De cette union naissent deux filles et Henry, qui inspirera à Alexandre Dumas son célèbre personnage. En mai 1640, Henry d’Aramis devient le second mousquetaire de sa famille, aux côtés de son père qui porte alors le grade de maréchal des logis. Les archives militaires n’indiquent rien sur les états de service du père et du fils, ni ce qu’ils deviennent après la dissolution de leur compagnie en 1646. En 1650, Henry, bien que sans doute de confession protestante, épouse Jeanne de Béarn-Bonasse, appartenant à l’une des familles les plus en vue du catholiscisme du Béarn. Aramis, par H. Faxardo

A propos de Porthos

De son vrai nom Isaac de Portau, est né à Pau le 2 février 1617 et mort à une date inconnue. Il a inspiré à Alexandre Dumas le personnage fictif de Porthos.
Il vient d’une famille protestante du Béarn, originaire de Gan. Son père a été secrétaire du roi et des états de Navarre, donc un personnage important, qui a pu acheter des seigneuries et se faire anoblir.
Comme Athos, Porthos se dirige vers l’armée, et commence par entrer, en qualité de cadet dans les Gardes-Françaises, compagnie des Essarts, (François de Guillon, seigneur des Essarts, est le beau-frère de M. de Tréville, qui l’a recommandé). Il se trouve donc dans cette compagnie lorsque d’Artagnan y entre à son tour en 1640, et ils font ainsi campagne ensemble. On l’y retrouve en 1642 à Perpignan puis à Lyon. En 1643, Porthos passe aux Mousquetaires, l’année même de la mort d’Athos.
Puis sa trace se perd, et nul ne sait plus ce qu’il est devenu par la suite, ni les circonstances de sa mort.
Porthos par Wattier